Je n'avais pas prévu d'en parler si tôt. Ce livre est resté sur ma table de chevet pendant des mois — je savais qu'il m'attendait, mais quelque chose en moi différait le moment. C'est un patient qui m'a finalement poussée à l'ouvrir. Je l'en remercie infiniment.

J'en sors bouleversée.

Ce que j'ai ressenti en fermant ce livre ?

Tout y est sur la condition, la considération et la prise en charge de la femme. Ce récit démontre comment les conséquences de la virilité abusive engluent, irritent, font dysfonctionner — voire disjoncter — les femmes et celles des générations sous-jacentes.

Un récit-enquête-thèse hors du commun

Adèle Yon a écrit quelque chose de rare : un livre qui pense autant qu'il émeut. C'est à la fois une enquête familiale, une thèse sur le patriarcat incarné dans les corps, et un récit intime d'une précision remarquable.

Il n'y a pas meilleur ouvrage pour expliquer l'envergure limitée dont les femmes sont victimes depuis des siècles.

« Ce dénigrement encombre et parasite les fonctions féminine et maternelle ainsi que les rapports hommes/femmes des lignées. »

Ce que décrit Adèle Yon résonne avec une précision clinique dans ce que je vois chaque jour dans mon cabinet. Les femmes qui viennent me consulter portent dans leur bassin, dans leurs fascias, dans leur diaphragme, les histoires de celles qui les ont précédées. Des histoires non dites, non reconnues, parfois non vécues — mais portées, quand même.

Lever les secrets pour libérer le potentiel

Adèle Yon est remarquable et illustre exactement, par la rédaction de ce récit, comment lever les secrets — comprendre de quoi les femmes de notre arbre généalogique ont été empêchées — libère notre potentiel, notre audace, ce bassin fertile dont j'aime à vous parler.

Ce que ce livre éclaire

En lisant ce livre, j'ai pensé à chacune des femmes que j'accompagne. À leurs douleurs pelviennes inexpliquées, à leurs cycles difficiles, à leurs corps qui « résistent » sans raison apparente. Cette lecture leur donne — nous donne — un langage pour nommer ce que le corps sait déjà.

Lire délivre — plus que jamais

Lire délivre plus que jamais avec cette pépite. Lisez-le. Offrez-le. Parlez-en. C'est le genre de livre qui libère, qui déploie — et qui m'a donné envie d'ouvrir une nouvelle rubrique ici : écrire aide à guérir.

Parce que mettre des mots sur ce que les corps portent en silence, c'est déjà commencer à s'en libérer. Adèle Yon l'a fait avec une intelligence et une sensibilité rares. C'est à notre tour de continuer ce travail — dans nos corps, dans nos cabinets, dans nos échanges.

La fiche

Mon vrai nom est Elisabeth

Adèle Yon

Récit-enquête Féminin & lignée Transgénérationnel Condition féminine Mémoire du corps

« En levant les secrets, en comprenant de quoi les femmes de notre arbre généalogique ont été empêchées, on libère notre potentiel, notre audace, notre bassin fertile. »

— Alexandra Bonnigal, après lecture

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